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CAMPAGNE INTERNE PRESIDENTIELLES 2007
  13 mars 2006 : Faire respirer 2007 par un projet de long terme
    Appel de jeunes écologistes pour Dominique Voynet
 
   

2007 : un groupe de jeunes écologistes s’engage pour Dominique Voynet

Dans le cadre de la campagne interne de désignation du/ de la candidat-e à la présidentielle qui se déroule en ce moment chez les Verts, un groupe de jeunes écologistes a décidé de s’engager pour soutenir Dominique Voynet.

Voici leur appel :


Faire respirer 2007 par un projet de long terme

Nous, jeunes écologistes, voulons une société de citoyens émancipés, une société de cohésion et de développement durable. Elle peut voir le jour en une génération, mais pour la bâtir, il nous faut dépasser le court-termisme et fixer des objectifs mobilisateurs s’inscrivant dans la durée.

Ce projet de génération devra être au coeur d’une candidature Verte de projet et de programme en 2007. Saisissons l’occasion de convaincre la société de la pertinence de nos idées : une vision à long terme sera notre force dans cette campagne.


1. Nous continuons à vouloir un monde meilleur et une Europe fédérale

Nous voulons que la devise républicaine serve de maxime à la politique étrangère française. Une politique étrangère qui ne se subordonne pas aux lobbies ou à l’outrancière intransigeance des contrats commerciaux. Nous voulons d’un gouvernement qui marque sa différence, qui prend acte de l’émergence de biens publics mondiaux, qui oeuvre pour le Sud, qui cherche à prévenir la destruction de l’environnement, lutte contre l’inégalité hommes-femmes, les atteintes aux droits humains et à l’état de droit.

Le prochain gouvernement devra être un moteur de la relance européenne, poursuivre l’édification d’une Europe fédérale, sociale et écologique, force de progrès humain. C’est une condition indispensable d’une politique écologiste, à court, moyen et long terme.


2. Nous bâtirons ensemble une société d’émancipation, de cohésion, mondialisée mais altermondialisatrice.

Pour donner l’impulsion à cette société, le gouvernement de 2007 devra réactualiser la notion de justice sociale. L’objectif est de parvenir à une société de cohésion, qui prend acte du mouvement du monde et qui cherche à y intégrer l’ensemble de ses citoyens.

Réactualiser la justice sociale, c’est retisser les liens entre les inclus et les exclus, entre une France qui vit bien la mondialisation et l’autre, celle de la grande pauvreté, la France des jours sans horizon. Des réponses sociales, économiques, politiques à la crise des banlieues, une vaste politique du logement écologique et social, une gestion urbaine fondée sur la durabilité et la cohésion, des logiques ’gagnantes’ pour les zones rurales, le maintien et la transformation des services publics sont quelques grandes lignes de ce projet.

Réactualiser la justice sociale, c’est rétablir la confiance en l’avenir par l’égalité des chances tout au long de la vie. Il faut pour cela concevoir des chemins de l’ascension sociale, par la formation initiale, continue et professionnelle. Une 2e, une 3e chance pour tous les citoyens, et pour chacun, une sécurité sociale professionnelle pour rompre la solitude et la précarité des bouleversements professionnels.

Nous devons façonner un nouveau paysage démocratique. Cela commence par la pratique de la politique elle-même avec un statut de l’élu qui favorise l’entrée massive des citoyens. Il est nécessaire de dégager du cadre institutionnel étrange de la Ve une République parlementaire décentralisée. Enfin, une réforme du paysage démocratique s’attacherait à faire participer salariés, consommateurs et usagers à la gouvernance des entreprises publiques et privées.

Nous souhaitons rouvrir le chantier de l’émancipation, pour toutes les femmes de tous âges et de toutes origines, quelle que soit leur commune ou leur quartier, pour tous les individus qui veulent être libres des déterminismes du patriarcat et de la tradition. Abolissons la double journée des femmes et les discriminations partout sur le territoire !

L’émancipation dans une société de polychromie, sera aussi celle des nouveaux venus, accueillis et traités également, en reconnaissance de leur dignité et de leur apport à la collectivité. Aujourd’hui, nous ne pouvons accepter le durcissement des règles d’immigration, les images de Ceuta et de Melilla qui incarnent les blocages de ceux qui refusent la réalité et dénigrent l’humanité. Dès maintenant, nous exigeons d’aller de l’avant. La liberté ne doit pas connaître de frontière ou de barrière électrique.

L’émancipation de la jeunesse est impérative. La première priorité est de résorber la pauvreté des jeunes, en mettant enfin à leur disposition les moyens financiers et de formation qui leur permettent de réussir leurs projets. Cela veut dire qu’il faut percer des portes dans les cloisons de l’école et de l’enseignement supérieur français, permettre le changement de filière, le retour aux études, mais aussi revaloriser les filières professionnelles et technologiques et leur ouvrir des débouchés. Il faut recourir dans l’éducation à des mécanismes d’incitation à la diversité, de promotion sociale et d’accès au sommet et à des discriminations positives territoriales. Mais une politique de la jeunesse ne pourra se satisfaire d’une impulsion par le haut, par l’élite.

Elle devra aussi prendre acte de la massification de l’éducation et du chômage dans la jeunesse. Il faut tenter d’améliorer le sort de l’ensemble de la jeunesse. Pour cela, il faut étudier la création d’une allocation pour les jeunes actifs, augmenter les bourses d’études pour que les jeunes puissent se consacrer à leur formation.


3. Nous favoriserons une société d’innovation écologique tournée vers l’avenir

La "révolution tranquille" du développement durable est en marche. Partout, face à des destructions inédites, des techniques, des pratiques, des idées inédites prennent forme par la seule créativité d’acteurs locaux et la détermination de quelques gouvernements. L’innovation environnementale, les nouvelles technologies du développement durable, les nouvelles pratiques de responsabilité sociale et environnementale, les nouvelles formes de coopération Nord-Sud peuvent constituer un terrain d’espoir pour réussir un autre modèle de développement pour le nouveau siècle. Un peu de volonté politique et une dose de soutien financier suffisent pour déployer ces solutions.

Nous voudrions qu’une campagne, qu’une candidate, qu’un gouvernement, soient tournés à 100% vers ces lieux d’inventivité. Notre génération devra s’emparer de toutes ces innovations et faire de leur diversité la référence de sa pensée politique, se démarquant des idéologies et pensées uniques.

Tout en sachant que le temps joue contre nous, nous ne cèderons pas à la panique. Nous mettrons en oeuvre immédiatement patiemment et résolument, les politiques publiques de responsabilité écologique que le précédent gouvernement n’a pas songé à faire. C’est là que les Verts concrétiseront leurs idées.

Quelques domaines prioritaires bien connus des Verts s’imposent pour notre action locale, nationale, et européenne :

-  Aujourd’hui, face à l’urgence d’une réorientation énergétique, on voudrait nous faire croire que le choix se réduit à cette aporie : nucléaire ou effet de serre. A nous de refuser cette caricature pour privilégier, comme nous l’avons toujours fait, les économies d’énergie, la sobriété, les renouvelables.

-  Le domaine des transports devra connaître lui aussi sa révolution : relance du fret, du rail, des transports en commun pour les citoyens des villes et des campagnes.

-  La préservation de la biodiversité, des espaces naturels passera notamment par une action accrue contre l’étalement urbain, pour changer la manière de construire et d’aménager le territoire.


4. Nous choisissons une candidate pour incarner l’avenir

C’est parce que les combats des Verts sont décidément toujours d’actualité, parce que nous voulons encore un monde meilleur, c’est pour exprimer et imposer une vision, des idéaux et un agenda écologiste de court, moyen, et long terme, que nous faisons le choix d’une candidature à la présidentielle.

Celle d’une femme décidée, dévouée, franche et enthousiaste. Militante avant d’être Ministre, et maintenant Sénatrice, elle connaît la complexité du pouvoir, mais sait y imposer ses convictions.

Nous voulons qu’une candidature Verte parle du présent mais aussi de l’avenir, de 2007, mais aussi de 2012, et surtout de 2040, d’un horizon pour notre génération.

C’est pour porter les couleurs d’un projet de génération que nous choisissons Dominique Voynet.

Les signataires :
-  BARGAS Antoine, Fontenay-sous-Bois,
-  BAUMARD Nicolas, Paris,
-  BELLIARD David, Paris,
-  BENHAIM Frédéric, Paris,
-  BOCQUET Vincent, Villeneuve d’Ascq,
-  CHABANON Aurélie, Vitry-sur-Seine,
-  DELHOMMEAU Marie, Montreuil,
-  FOLKMANN Anthony, Vesoul,
-  GUILLEMET, Besançon,
-  HELARY Nicolas, La Roche-sur-Yon,
-  HUSSON Thomas, Marne-la-Vallée,
-  KHOUIRA Tayeb, Seine-Saint-Denis,
-  LAERNOES Julie, Bagnolet,
-  MATUS Diego, Paris,
-  MORICE Jonathan, Caen,
-  PROKOPIEV Alexis, Paris,
-  RAMAGE Damien, Guyancourt,
-  RONZANI Marine, Dôle,
-  SAUMIER, Adrien, Marne-la-Vallée,
-  TOUSSAINT Marie, Paris.
-  VISSAC Maxime, Plaisir.

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