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Une nouvelle gauche, une vraie gauche, pour Montreuil !

La décision des instances du Parti socialiste n'a pas choqué que les militants. A Montreuil, on s'insurge : l'avenir de la ville devrait-il une fois de plus se jouer aux dés entre la rue de Solférino et la place du Colonel Fabien ? Dans cette ville de gauche, est-il interdit d'espérer que ça change ? Je ne le pense pas. En témoignent ce courrier aux militants, et quelques images de la soirée du 20 décembre, dans un haut lieu du flamenco, ouvert pour nous ce soir là.

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Quand il arrive au Sénat d'être utile…

Un rapport sénatorial pointe les risques des agrocarburants

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Pataquès montreuillois...

Depuis plusieurs mois, des militants écologistes et socialistes, mais aussi (ils sont moins nombreux) communistes, et surtout des habitants de Montreuil, "non encartés", mais dotés d'une solide expérience associative ou syndicale, ou d'une forte volonté de s'engager pour que "ça change enfin" à Montreuil, travaillent à un projet pour la ville. Semaine après semaine, nous avons attendu que les instances nationales du Parti socialiste, dont les militants locaux ont pris position à une courte majorité pour une alliance avec nous, prennent une décision. A moins de trois mois du scrutin, la décision… de ne pas décider est mal vécue… Euphémisme. Le sortant se frotte les mains, les militants socialistes se déchirent, les habitants n'y comprennent plus rien… Ci-après la lettre que j'ai adressée aux dirigeants locaux du PS, à leur demande… Le projet n'y est évoqué qu'à la marge… Et pour cause : leurs questions concernaient essentiellement la répartition des responsabilités en cas de victoire...

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Conférence de Bali : l'impasse ?

Communiqué de presse de Dominique Voynet

Alors que la conférence de Bali se termine dans quelques heures, aucun accord n'a pu jusqu'ici être trouvé sur les termes de la déclaration finale. Le blocage persistant des Etats-Unis en particulier risque de voir la conférence déboucher sur de trop vagues promesses, ni chiffrées ni véritablement engageantes.

Kevin Rudd, le nouveau Premier ministre australien, a raison de rappeler qu'"il n'y a pas de plan B, pas d'autre planète sur laquelle nous pourrions nous réfugier." Al Gore dit vrai en appelant les parties prenantes à progresser, "à faire le travail qui reste à faire", malgré l'attitude des Etats-Unis.

Ils doivent être entendus. L'heure n'est plus aux déclarations de tribune, mais à l'action et aux choix.

Au delà de la résistance affirmée par Jean-Louis Borloo à la volonté américaine de torpiller Kyoto, la France doit dire elle aussi ce que sont ses engagements. L'Allemagne l'a fait, en avançant un objectif de réduction de 40% de ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020. Les Pays-Bas également, avec un engagement de réduction de 30 %. La France ne peut faire moins.

Pour sortir la conférence de Bali de l'impasse, chaque pays et groupe de pays doit accepter d'affirmer, si nécessaire, des engagements unilatéraux. La position des Etats-Unis et de leurs alliés ne peut pas être un prétexte à l'inaction des autres pays.

Dominique VOYNET

 

Traité de Lisbonne : un nouveau référendum ?

Le Traité Modificatif européen (TME) sera signé solennellement aujourd'hui à Lisbonne par les chefs d'Etat ou de gouvernement des 27 Etats membres de l'Union européenne. On le sait, le Président de la République souhaite voir ce traité ratifié par le Parlement, sans qu'il soit soumis au référendum. Comme tous les parlementaires, Dominique Voynet a été sollicitée sur la demande d'un nouveau référendum examinant le traité, comme ce fût le cas en 2005 pour le Traité constitutionnel européen (TCE).

On trouvera ci-après sa réponse, qui fait notamment référence à la position approuvée par le Conseil national interrégional (CNIR) des Verts.

Madame, Monsieur,

Vous avez sollicité mon point de vue sur le Traité dit « simplifié » européen (ou Traité modificatif européen, TME) et sur les formes de sa ratification par la France, en exprimant le souhait de voir ce texte soumis à un référendum, comme le fut le Traité constitutionnel européen (TCE) en 2005.

Les Verts, dans une résolution largement approuvée le 24 novembre dernier, ont dénoncé « avec la plus grande fermeté le manque de parallélisme des formes que le président français veut instituer pour le débat et la décision concernant le TME. La précédente consultation étant faite par référendum, il est démocratiquement normal et cohérent de s’adresser de nouveau aux mêmes citoyens pour la ratification du TME ». Je partage ce point de vue, et déplore une décision présidentielle qui pourrait contribuer, une fois de plus, à aggraver le fossé entre l’Europe – elle n’y est pourtant pour rien – et les citoyens.

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Prix de l'eau : en finir avec le scandale

Demain 13 décembre, le Syndicat des Eaux d'Ile-de-France (Sedif) doit se pencher sur les prix de l’eau dans les 144 communes de la région. Depuis 1923, la gestion de l’eau des franciliens est déléguée à la Compagnie Générale des Eaux, devenue depuis Vivendi, puis Veolia. Les abus ? Ils sont légion. Les consommateurs ? N'ont quà payer. C'est en Seine-Saint-Denis que le prix de l'eau est le plus élevé, sans qu'on sache bien ce qui devrait expliquer l'écart : 3,46 euro/m3, contre 2,43 à Paris. Et le scandale continue, régulièrement dénoncé par les associations de consommateurs ou par des militants comme notre ami Jean-Luc Touly, président de l'Association pour le contrat mondial de l'eau (ACME).

Ci-après, le message envoyé par Dominique Voynet lundi dernier aux membres du Comité syndical - l'instance de décision - du Sedif.

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Encore un accident de chasse…

Mercredi dernier, Pierre Lang, député de Moselle, a démissionné du groupe UMP à l’Assemblée Nationale pour protester contre l’élection, à la présidence du groupe d’études sur la chasse… de Jérôme Bignon, député de la Somme, membre du même parti.

Lang ou Bignon ? Bignon ou Lang ? Pour faire court, on s’en moque. Pierre Lang n’a rien d’un écologiste, ni d’un « anti-chasse ». Il a donné son nom à une loi qui jouait au plus fin avec les dates de chasse aux migrateurs, et sur laquelle il m’a été donné de revenir… Il ressemble comme un frère jumeau à son concurrent plus heureux.

Ce qui mérite l’attention, c’est la raison du divorce : un courrier électronique adressé aux députés UMP par Thierry Coste, lobbyiste multi-cartes, actuellement « conseiller politique » de la Fédération Nationale des Chasseurs, après avoir loué ses services tour à tour à Laurent Fabius (ça date déjà), Jean-St Josse, Philippe de Villiers, François Bayrou, Nicolas Sarkozy et d’autres… Ce message leur demandait de « faire le bon choix », c’est-à-dire de choisir Jérôme Bignon. Le dit Bignon ne s’en cache pas : il se félicite « des précieux soutiens » de la Fédération Nationale des Chasseurs, et de l’Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau. Anecdote ? Si on veut. Elle en dit long sur le poids des lobbies et leur influence au Parlement.

Vous le savez peut-être : le groupe Chasse est le groupe le plus important des 90 groupes d’étude reconnus à l’Assemblée nationale. Curieux, hein ? Quant au groupe Chasse du Sénat, je ne sais pas quoi vous en dire : bizarrement, il ne s’est plus réuni depuis que j’y ai demandé mon adhésion.

 

Ecologie de droite ? Ecologie de gauche ?

La gauche, la droite, tout ça, c’est du pareil au même, ça n’intéresse plus les citoyens… Les frontières ? Brouillées. Les clivages ? Ringards. Voyez ces ministres de gauche dans un gouvernement de droite, ces poids lourds socialistes venus prêter main-forte à l’artillerie sarkozyste, ces Jack, ces Fadela… épatants dans le casting, non ? Allez soyez pas de mauvaise foi les Verts, vous feriez bien de le reconnaître, l’écologie est désormais partout.

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Le Protocole de Kyoto a 10 ans. Et l’essentiel reste à faire

Aujourd’hui 11 décembre 2007, le Protocole de Kyoto a dix ans. A ce jour, il a été ratifié par 174 pays, et dernièrement par l’Australie grâce au récent changement de gouvernement.

Ci-après, le communiqué de presse publié aujourd'hui par Dominique Voynet.

"En dix ans, la prise de conscience des opinions publiques et, sachons le reconnaître, des gouvernements, a progressé. La publication cette année du 4ème rapport du GIEC, le Groupe intergouvernemental d’experts sur le changement climatique, a notamment contribué à asseoir définitivement la légitimité scientifique des alertes lancées, et contribué, avec d’autres actions, à l’obligation de prendre en compte, enfin, l’impact de nos modes de vie sur la planète, sur le climat et sur, finalement, nos vies elles-mêmes.

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Sur le budget de la défense

Comme chaque lundi, je réunissais hier le comité de pilotage de la campagne pour les élections municipales à Montreuil. Hélas, je n’ai pu y assister… En raison du retard pris dans l’examen du budget de l’Outre-Mer dans l’après-midi, le budget de la Défense – 48 milliards d’euros quand même - a été examiné en séance de nuit, devant deux poignées de parlementaires. Ca m’a permis d’écouter le débat sur l’Outre-Mer. Qu’en dire ? Chacun des sénateurs des DOM et des TOM a pris la parole, pour plaider pour plus et mieux… pour le territoire qu’il représente, aucun parlementaire « métropolitain » n’étant inscrit au débat. A dire vrai, le débat sur la Défense ne se passe pas de façon très différente : nombre des orateurs ont « intérêt à agir », comme on dirait en droit : ils représentent des départements où l’industrie de défense pèse lourd, en emplois… Les tribunes n’étaient garnies que d’uniformes. Quant au ministre, il a soigneusement répondu aux questions posées, d’une façon simple et directe, qui tranchait agréablement avec la langue de bois et la raideur de Michèle Alliot Marie, qui l’a précédé à ce poste. A une exception près : la dissuasion nucléaire. Motus sur ce sujet, aujourd’hui comme hier…

Ci-après le texte de mon intervention nocturne.

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Liberté pour Ingrid Bétancourt

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