Merci et bravo à Madame Dominique Voynet, pour son interview de ce matin. Sa fraîcheur, son sérieux, et sa détermination, entre autres, sont un excellent stimulant politique. Je forme le voeu, sur la base de mes infos d'aujourd'hui, que son sourire représente des lendemains souriants pour les enjeux qu'elle a à cœur de promouvoir. Même si de nombreux médias m'apparaissent ces temps-ci comme les grands chambellans de l'Elysée, je souhaite la voir et l'entendre plus ; et j'espère qu'ils seront assez sensés pour lui donner la parole plus souvent.
S'agissant de cet interview, je note aussi que j'ai trouvé la phrase de conclusion de M Nicolas Demorand, selon qui Mme Voynet avait fait de la "langue de bois" assez désagréable, car tendant à jeter le discrédit sur tout ce qui avait été dit durant l'interview ; cela ne m'étonne pas de ce personnage, auteur d'un petit livre "essai sur le roman d'apprentissage", apologie de l'arrivisme et du cynisme.
Quelques remarques et questions au sujet des verts.
Les Verts souffriraient-ils parfois de naïveté ? On nous dit aujourd'hui que Cécile Duflot se serait sentie trahie par Sarkosy. C'est vrai qu'il avait l'air tellement gentil, cet homme qui s'était fait connaître en trahissant son mentor, qui avait ramené un climat de joie et d'espoir dans les banlieues, et fait de l'UMP une machine purement marketing : un symbole vivant de la solidarité, un style tendre et charmant !
Sur un autre plan, je trouve que les opposants à Sarkosy doivent franchir deux écueils :
- à un certain moment, il leur faudra bien réussir à "occuper les médias", parce que Sarkosy les a habitué à leur donner du grain à moudre tous les jours, en terme d'images et de thèmes.
- réussir à proner la solidarité, sans se faire enfermer dans des images de loosers : valoriser la solidarité, ne laisser personne autant que faire se peut dans la "précarité", mais bien voir qu'il existe des dignités non nécessairement liées au portefeuille. Ne pas enfermer les gens de gauche dans l'image "pauvres gens", qu'ils ne sont pas, ou qui sont aussi autre chose. Montreuil n'est pas seulement une ville où trainent des sans-papiers, je pense qu'il y a aussi du positif, et pour pouvoir voter, je trouve qu'il faut aussi des images stimulantes, positives. Les médias, qui aiment se prendre pour des élites, jouent, selon mon impression, souvent à rabaisser l'opposition : lorsqu'elle parle de justice, ils parlent de loosers. Alors qu'il s'agit de dignité.
Merci et bravo à Madame Dominique Voynet, pour son interview de ce matin. Sa fraîcheur, son sérieux, et sa détermination, entre autres, sont un excellent stimulant politique. Je forme le voeu, sur la base de mes infos d'aujourd'hui, que son sourire représente des lendemains souriants pour les enjeux qu'elle a à cœur de promouvoir. Même si de nombreux médias m'apparaissent ces temps-ci comme les grands chambellans de l'Elysée, je souhaite la voir et l'entendre plus ; et j'espère qu'ils seront assez sensés pour lui donner la parole plus souvent.
S'agissant de cet interview, je note aussi que j'ai trouvé la phrase de conclusion de M Nicolas Demorand, selon qui Mme Voynet avait fait de la "langue de bois" assez désagréable, car tendant à jeter le discrédit sur tout ce qui avait été dit durant l'interview ; cela ne m'étonne pas de ce personnage, auteur d'un petit livre "essai sur le roman d'apprentissage", apologie de l'arrivisme et du cynisme.
Quelques remarques et questions au sujet des verts.
Les Verts souffriraient-ils parfois de naïveté ? On nous dit aujourd'hui que Cécile Duflot se serait sentie trahie par Sarkosy. C'est vrai qu'il avait l'air tellement gentil, cet homme qui s'était fait connaître en trahissant son mentor, qui avait ramené un climat de joie et d'espoir dans les banlieues, et fait de l'UMP une machine purement marketing : un symbole vivant de la solidarité, un style tendre et charmant !
Sur un autre plan, je trouve que les opposants à Sarkosy doivent franchir deux écueils :
- à un certain moment, il leur faudra bien réussir à "occuper les médias", parce que Sarkosy les a habitué à leur donner du grain à moudre tous les jours, en terme d'images et de thèmes.
- réussir à proner la solidarité, sans se faire enfermer dans des images de loosers : valoriser la solidarité, ne laisser personne autant que faire se peut dans la "précarité", mais bien voir qu'il existe des dignités non nécessairement liées au portefeuille. Ne pas enfermer les gens de gauche dans l'image "pauvres gens", qu'ils ne sont pas, ou qui sont aussi autre chose. Montreuil n'est pas seulement une ville où trainent des sans-papiers, je pense qu'il y a aussi du positif, et pour pouvoir voter, je trouve qu'il faut aussi des images stimulantes, positives. Les médias, qui aiment se prendre pour des élites, jouent, selon mon impression, souvent à rabaisser l'opposition : lorsqu'elle parle de justice, ils parlent de loosers. Alors qu'il s'agit de dignité.
Merci pour votre attention.
Aucun trackback.
Les trackbacks pour ce billet sont fermés.